21 juillet 2008
Et le XVIIIe siècle créa la mode (4)
Oh, une mouche !
Au XVIIIe siècle, les femmes prennent la mouche… pour la fixer sur leur visage ou leur décolleté.
Déjà utilisé au XVIIe siècle, c’est cependant au XVIIIe siècle que ce faux grain de beauté devient un accessoire important de la parure et de la beauté.
Réalisé dans de la mousseline noire, la mouche met en valeur la blancheur du teint.
Elle possède également son langage. En fonction de son positionnement, elle donne à qui veut comprendre, l’humeur du moment de celle qui l’affiche :
près de l'œil, c’est l’assassine ou la passionnée,
au coin de la bouche, la baiseuse,
sous la lèvre, la friponne ou la coquette,
sur le nez, l’effrontée ou la gaillarde,
sur le front, la majestueuse,
sur la joue, la galante,
sur une ride, dans le creux du sourire, l’enjouée,
sur la poitrine, la généreuse,
sur un bouton, la receleuse,
sur le menton, la discrète.
14 juillet 2008
Et le XVIIIe siècle créa la mode (3)

Les périodiques de mode
Si un premier titre avait paru à Paris au XVIIe siècle, c’est au XVIIIe siècle que naît la presse de mode.
Après 1750, les périodiques se multiplient, signe de la richesse et de l’importante évolution que connaît l’art vestimentaire.
Parmi eux, La galerie des modes et du costume français, première revue entièrement consacrée à la mode et sans doute la plus belle.
Parue de 1778 à 1787, elle offre plus de 400 gravures. Un témoignage exceptionnel sur les goûts de l’époque.
Une longévité étonnante également (10 ans), quand on sait que les périodiques de mode de l’époque ne durent que quelques années, voire quelques mois, comme Le journal du goût (1768 – 1770) ou encore Le cabinet des modes (1785
– 1786).
06 juillet 2008
Et le XVIIIe siècle créa la mode (2)

Les marchand(e)s de modes
Au XVIIIe siècle à Paris, dans les plus beaux quartiers où le commerce se développe, les marchands et marchandes de modes tiennent le haut du pavé.
Dans leurs boutiques, on peut trouver tout ce qui concerne l'ornementation des habits.
Ce sont en effet les marchand(e)s de modes qui façonnent et garnissent les chapeaux, les bonnets, les mantelets (petits manteaux) et les robes des dames, réalisés par les tailleurs, couturières et autres bonnetiers.
Rose Bertin demeure la plus célèbre marchande de modes du 18e siècle pour avoir été admise dans l'intérieur de Marie-Antoinette.
Qualifiée alors de "ministre des modes" de la reine, elle exerce une grande influence sur l’art vestimentaire.
Les élégantes, qui veulent copier la souveraine, se bousculent dans sa boutique, située dans le déjà très chic faubourg Saint-Honoré, à l'enseigne du "Grand Mogol".
Ce lieu de mode est reconnu à travers l'Europe et constitue un arrêt obligé pour les voyageurs.
Pour en savoir plus sur Rose Bertin : Emile Langlade, La marchande de modes de Marie-Antoinette, Rose Bertin, Ed. Albin Michel. Un livre à dénicher chez un bouquiniste.
30 juin 2008
Et le XVIIIe siècle créa la mode (1)

C’est durant le siècle des Lumières que le vêtement est hissé au rang des Beaux arts.
L’importante réflexion des penseurs de l’époque sur le "beau" donne naissance à un terme et à une discipline, celle de "l’esthétisme", l'étude scientifique et philosophique de l'art et du beau.
Le philosophe allemand Alexander Gottlieb Baumgarten (1714-1762) est le premier à employer ce terme d’esthétisme. S'inspirant du mot grec aisthesis, perception, il distingue l'étude des connaissances issues de la sensibilité et de la perception des connaissances issues de la logique, de la raison et de l'intellect et relevant de la philosophie.
Au-delà des arts qui mettent en scène les principes esthétiques, les perceptions du beau influencent également la mode.
Une mode qui se transforme pour mieux correspondre à l'idée que la société se fait de la beauté.
Coquetterie, raffinement, élégance caractérisent bien le style rococo qui fait son apparition après la mort de Louis XIV et le couronnement de louis XV en 1715. La raideur de la ligne laisse la place à une robe qui s’émancipe. Et la France gagne définitivement sa réputation de reine de la mode.
La "robe volante", dérivé du déshabillé, est la plus portée en ce début de XVIIIe siècle. Elle est constituée, sur un corset, d’un corsage à larges plis, qui tombent des épaules jusqu’au sol et d’un jupon rond.
La "robe à la française" qui lui succède est typique du rococo et sera portée à la Cour jusqu’à la Révolution. Robe, jupe (jupon apparent), pièce d’estomac triangulaire portée sur le thorax et l’abdomen, corset et panier composent ces magnifiques robes.
A l’image du beau, qui répond à plusieurs définitions, la mode s’exprime de plusieurs façons, qui paraissent
s’opposer : l’artifice et le retour à la nature.
Les robes peuvent alors constituer de véritables architectures textiles et les coiffures ressembler à de vraies pièces montées ! Une mode très décorative… Parallèlement, la simplicité inspire le style vestimentaire. Une légèreté qui s’explique en partie par l’influence anglaise, dont le goût pour la promenade allège et retrousse la robe.
Avec la Révolution de 1789, qui bouleverse l’ordre social, la mode achève ce changement radical de style, qui constitue un phénomène sans précédent dans son histoire.
La soie n’est plus l’étoffe de prédilection au profit de celle de coton. Le vêtement devient un signe de ralliement : les révolutionnaires portent celui du peuple. Ceux qui portent encore l’habit de soie sont considérés comme des contre-révolutionnaires. Attributs de la noblesse, les culottes et bas de soie sont remplacés par les révolutionnaires ou « Sans culottes » par le pantalon. Les robes légères inspirées de l’anglomanie répond au
besoin d’un style néoclassique plus sobre, qui évoque déjà la robe à taille haute du Directoire.
Pour découvrir facilement la mode du XVIIIe siècle :
Marie-Antoinette, film écrit et réalisé par Sofia Coppola, disponible en dvd
La mode du XVIIIe au XX siècle, éditions Taschen
Le blog La mode en France au XVIIIe siècle
Le blog La mesure de l’excellence et sa rubrique modes
24 juin 2008
Bijoux beaux et écolos

Alkemie Jewerly. c’est la marque de bijoux écolos que vient de lancer le couple américain de bijoutiers-designers Ashley Lowengrub et Dara Gerson.
"Transformer quelque chose de commun en quelque chose de précieux", c’est ce qui anime les artistes lorsqu’ils créent, en s’inspirant de la nature, colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreille en métaux recyclés.
Ces bijoux écolos sont en vente sur : shopbop.
18 juin 2008
Le Versailles de K. Lagerfeld, à l’ombre du soleil
C’est un autre Versailles que Karl Lagerfeld, photographe, nous fait découvrir avec la quarantaine de photos qui constituent l’exposition "Versailles à l’ombre du soleil", présentée jusqu’au 7 septembre au château, dans les appartements de Mme de Maintenon.
Amoureux des lieux, l’artiste s’est promené à travers les jardins et les salles du château à la recherche des fantômes qui y errent…
Lignes sobres voire austères, noirs profonds, c’est une vision très cinématographique de Versailles, presque irréelle…
Un travail qui m’évoque une image, celle de ce grand artiste, il y a quelques années, dans une petite rue non loin du boulevard Saint-Michel à Paris. KL shootait des images pour une de ses campagnes publicitaires.
La jeune femme, toute de Chanel vêtue of course, prenait la pose.
Un homme était là pour demander aux passants de ne pas emprunter la rue.
Des personnes s’étaient arrêté pour observer le maître en pleine création.
Et moi j’ai regretté de ne pas avoir ce jour-là un appareil photo pour photographier le photographe…
15 juin 2008
Marie d’Orléans, princesse et artiste romantique
Jusqu’au 21 juillet, le musée du Louvre consacre une exposition à Marie d’Orléans.
Troisième des 10 enfants du roi Louis-Philippe et de Marie Amélie de Bourbon-Sicile, elle a connu un destin court (née en 1813, elle meurt de phtisie en 1839), mais originale.
Elle manifeste très vite des dons d’artiste, qui trouvent sans doute leur origine dans l’éducation solide et ouverte transmise par son père.
Elle pratique le dessin et la sculpture. Elle est l’élève du peintre Ary Scheffer et du sculpteur David d’Angers, côtoie les sculpteurs les plus novateurs, comme Barye, mais également l’orfèvre Wagner ou encore l’architecte Charpentier.
À travers des peintures, sculptures, dessins, meubles et d’objets personnels (certains prêtés par son descendant le duc de Wurtemberg), on pénètre son salon aux Tuileries, aménagé dans le style gothique, et par là même l’univers intime de
cette princesse artiste, proche de la jeune école romantique, aux goûts novateurs, témoin exceptionnel de cette époque.
A noter : le musée Condé de Chantilly organise parallèlement une exposition sur Marie d’Orléans, à partir des souvenirs de son frère le duc d’Aumale.
08 juin 2008
La Grande braderie de la mode
Agnès B, Balenciaga, Cacharel, Chanel, Christian Lacroix, Comme des garçons, Dries Van Noten, Elie Saab, Felipe Oliveira Baptista, Guy Laroche, Isabel Marant, Jean-Paul Gaultier, Lagerfeld Gallery, Martin Grant, Mat & Jewski, Paul Smith, Philippe Starck, Ramosport, Robert Normand, Sonia Rykiel, Stella Cadente, Thierry Mugler, Tsé Tsé, pour les parfums et cosmétiques, Christian Dior, Givenchy, Lancôme, Parfums Rochas… Pour la 20e édition de La Grande braderie de la mode, qui se déroulera à Marseille et à Paris, près de 150 maisons de prêt-à-porter, de créateurs, de designers, de parfumeurs et d'éditeurs de livres d'art se mobilisent aux côtés de AIDES.
Ce shopping du cœur permettra à l'association de récolter de nouveaux fonds dans le cadre de ses programmes de lutte contre le VIH/Sida.
Pour les fashion victimes, cet événement biannuel (juin et décembre) est l’occasion de s’offrir des articles neufs, issus de collections récentes ou en cours, à des prix très attrayants (rabais de 30 à 70 %).
Marseille : mercredi 11 et jeudi 12 Juin, de 9 h à 17 h, Espace mode méditerranée, 11, La Canebière, Marseille.
Paris : samedi 14 juin, de 9 h à 19 h, et dimanche 15 juin, de 12 h à 18 h, passage du Désir, BETC Euro RSCG, 85/87, rue du Faubourg-Sain-Martin, Paris (10e arrond.).
03 juin 2008
Au revoir M. Yves Saint Laurent
… majeur style évolution parfaitement révolution rayonnement création exceptionnel couture grand créateur inventeur étoffe lumière séduction désir défilé trapèze maison liberté profondément prêt-à-porter caban saharienne tailleur-pantalon smoking collectionneur art opéra théâtre inspiration couturier événement scandale opium mode femme libération timidité 5avenueMarceau créateur
dans ce monde de la mode où tout se démode, les plus grands sont ceux qui ont trouvé l’intemporalité… l’éternité…
01 juin 2008
Intemporels kimonos
Une idée de promenade si vous vous rendez du côté de la capitale ? Le parc de Bagatelle où sont exposés dans le cadre du 150e anniversaire des relations franco-japonaises, jusqu’au 16 juillet, 60 kimonos provenant du musée du Costume Bunka Gakuen de Tokyo.
Des 19e, 20e siècles et contemporains, qu’ils soient d’apparat ou du quotidien, les kimonos présentés sont de véritables œuvres d’art, symboliques dans leurs motifs et leurs couleurs.
Les kimonos de mariage sont brodés de fleurs de cerisier, de branches de prunier, de bâtons de bambou, d’aiguilles de pin, de grues ou de tortues, symboles de bonheur et de longévité.
Les plus précieux sont confectionnés dans la soie et peints par des artistes célèbres.
Mais tous rendent hommage à la beauté et à la richesse de la nature.
Si aujourd’hui, le kimono n’est plus beaucoup porté au Japon, il demeure une source d’inspiration très forte pour 
les créateurs de mode.
Trianon et galerie, parc de Bagatelle, route de Sèvres, Neuilly-sur-Seine / allée de Longchamp, Bois de Boulogne (16e arrond.).
Les 14 et 15 juin, à 15 h dans la galerie, un maître de kimonos animera des séances d’initiation à l’art de porter le kimono.
